A boire et à manger

Quand deux passions se rejoignent pour n'en faire qu'une: la gastronomie

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02 septembre 2010

Quatre jours riches en émotion, et en plein d'autres choses !... (3) : soirée "Terres dorées"

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Je vous épargne la journée qui a suivi. Je l'ai passée à Ludivigne à longuement discuter travail, avenir, communication, vins, animation, etc, etc... Ca pourrait ne pas vous intéresser, si ce n'est que ces discussions ont abouti à ce que je vais probablement travailler là-bas dès le mois prochain...

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Le soir, retour au château de Sassetot pour déguster des échantillons que JJ a reçu de Jean-Paul Brun, du domaine des Terres dorées. Cinq vins sont au programme : 2 blancs et 3 rouges.

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D'abord une Roussanne 2008. On voit que la législation des vins de table a changé, puisque le millésime et le cépage sont indiqués (c'était interdit auparavant). Une robe bien dorée. Un nez sur la pomme chaude, l'abricot, le miel. La bouche est ronde, opulente, tout en gardant une belle acidité en filigrane qui apporte de la tonicité à l'ensemble. La finale est épicée, avec de la mâche. Un vin bien fait qui manque un peu de folie.

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La "couleur" est annoncée sur l'étiquette de ce Beaujolais Blanc 2008 : vinification bourguignonne. Traduisez, vinification et élevage en barrique. De fait, le nez est vraiment marqué par le bois : beurre fumé, noisette grillée, pomme rôtie... En bouche, il allie rondeur et vivacité, avec une acidité aiguisée. Un vin plutôt gourmand, se concluant sur une finale saline et épicée. 

Sur ce vin, nous avons mangé des tartines de langoustines au basilic. Ca se mariait pas trop mal à condition de boire le vin bien frais. 

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Nous sommes ensuite passés aux rouges...

Côtes de Brouilly 2009 : nez sur la mûre, la terre fraîchement remuée et le lard fumé. La bouche est ronde, douce, fruitée et équilibrée, avec une finale légèrement astringente. Sympa, mais manque un peu de puissance et de profondeur.

Morgon 2009 : nez charmeur sur la griotte, la framboise, le noyau, mais aussi la pierre chauffée au soleil. Bouche à la matière moelleuse, charnue, au fruit intense. Belle finale aux accents pierreux. On est vraiment un bon cran au-dessus

Moulin à Vent 2009 : nez profond sur la cerise noire et sur la roche. Bouche ronde, dense, au grain fin et velouté, avec une tension plus grande que les vins précédents, se ressentant jusqu'à la finale, beaucoup plus longue et expressive. Un vin prometteur qui tiendra dans le temps.

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Nous avons mangé avec les vins du magret de canard cuit rosé. JJ a aussi amené un Moulin à Vent de Chermette pour voir la différence. Il est peu de dire qu'il n'a pas été à son avantage, alors qu'il m'avait régalé il y a quelques mois. 

Et puis, après, je ne sais plus trop ce que nous avons fait ou bu... Je me souviens que nous avons regardé nos montres ... et qu'il était 2 h du matin !... Nous nous sommes souhaités "bonne nuit" et puis ... dodo. Demain (enfin tout à l'heure), j'avais une longue journée.

(to be continued)

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JJ en plein effort

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01 septembre 2010

Quatre jours riches en émotion, et en plein d'autres choses ... (2) : où l'on boit et l'on mange !

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Après une heure de discussion, nous partons ensemble au château de Sassetot où nous allons dîner, puis y dormir en ce qui me concerne. Comme la photo ne l'indique pas, il faisait nuit, et il tombait des trombes d'eau...

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Nous sommes accueillis par Jean-Philippe que j'avais rencontré l'année dernière qui nous place dans un salon privé afin que nous ouvrions en toute tranquillité les bouteilles que nous avons amenées. Ca nous permet aussi de s'exprimer bruyamment sur les qualités ou les défauts d'un vin sans déranger les autres clients.

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Nous démarrons par un Chablis 2008 d'un domaine peu connu, le domaine d'Elise. Et pourtant, il mériterait de l'être, car c'est vraiment bon. Le nez est fin et intense à la fois, sur des notes de fumée et de craie humide, puis en s'aérant, part sur la noisette grillée, le zeste de citron. La bouche est ample et élancée, avec une acidité évoquant une lame d'acier. Le tout est gourmand et tonique, se terminant sur une finale à la noble astringence, finement lardée. J'aime vraiment bien ce vin dont je me ressers maintes fois, découvrant toujours de nouvelles facettes.  Dans quelques années, cela devrait donner quelque chose de très intéressant ! Pour l'accompagner, il nous est servi une émulsion d'huître qui renforce la minéralité et la fraîcheur du vin :

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P8269517Nous continuons sur un autre vin amené par Jean-Jacques : un Mas Champart 2008 (Saint-Chinian : Marsanne, Roussanne Bourboulenc, Grenache). Le nez évoque la pêche mûre, le fenouil et par intermittence ... le beurre de yack (si j'vous le dis). La bouche est ronde, moelleuse, avec une acidité ciselée qui apporte une bonne fraîcheur. Si la finale mâchue démarre par des notes anisées, elle se conclue longuement sur la réglisse. Un vin du Sud qui a  la g... de l'endroit, à servir tout de même bien frais, car dès qu'il monte en température, on sent vite l'alcool.
Je verrais bien ce vin avec un couscous de la mer au fenouil ( voir recette ICI).
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Ce n'est pas du tout ce qui nous est apporté : sur la photo (assez catastrophique, j'en conviens), on devine des ravioles de cèpes, bouillon de langoustine, crème de gingembre. Quand on les mange, c'est par contre délicieux, très marqué par le cèpe, avec des notes presque fumées. Le bouillon est excellent. Le vin parfait serait plutôt un Meursault d'une quinzaine d'années, où un Pessac Léognan blanc des années 80 (Chevalier 85, par exemple).

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Là, il n'y a pas d'intitulé du plat. C'est une pièce de boeuf, avec un accompagnement tout ce qu'il y a de varié Un peu trop, peut être. Mais comme j'avais apporté de quoi boire, c'était bien qu'il y ait aussi de quoi manger...

Le sort d'une première bouteille fut vite réglé : elle était bouchonnée (pas souvent que ça m'arrive). Dommage. J'avais vraiment envie de faire découvrir ce rouge à Jean-Jacques. Ce n'est que partie remise...

La deuxième était impeccable. La robe semble assez peu concentrée. Le nez marqué par le fer au départ (style sang séché) s'ouvre à l'aération sur des notes de fruits noirs (cassis, surtout), de tabac, de cuir, tout en élégance. La bouche est élancée, à la matière fine et soyeuse. Un vin aérien, à la grande buvabilité. Un détail ne trompe pas : les verres se vident rapidement. C'est un château Nogues 2002. Je trouve que ce vin est resté très jeune malgré une structure qui aurait pu faire douter de sa garde.

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La troisième était un autre vin que je voulais faire découvrir à Jean-Jacques. Ce qui est drôle, c'est qu'il a contacté le producteur il y a peu pour avoir des échantillons ;o) C'est pas beau, la vie ! C'est la Tina 2008 du Champ des Soeurs, déjà évoquée ICI il y a peu. Il faut dire que JJ lit mon blog. Et comme il cherchait un bon Fitou... Y avait pas besoin de chercher longtemps. Au départ, le vin est vraiment réduit. Après une bonne aération, les fruits noirs épicés apparaissent. En bouche, la matière est dense et fruitée, avec des tannins veloutés et une bonne fraîcheur. Je crois que Jean-Jacques a été plutôt séduit, et que le Champ des Soeurs devrait être commercialisé sous peu à Fécamp...

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Nous avons continué avec un autre vin du domaine : Lady M, un liquoreux issu de grenache blanc passerillé. Il m'a moins convaincu que lors de mon passage à Fitou. Mais je crois que là-bas, le vin était ouvert depuis un certain temps et s'était complexifié. Dans un premier temps, il était plutôt sur l'abricot sec, puis il est passé sur la figue, l'écorce d'orange. Tout en gardant une bouche assez monolithique, manquant de sensualité. Nous l'avons testé sur plusieurs fromages : bleu, époisses, chèvre sec. Rien d'inintéressant, mais rien de renversant non plus. Bon, c'est pas très grave. A réessayer une autre fois...

 

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Nous avons fini avec une rareté (en France, en tout cas) : un Kagor de Massandra, vignoble créé sur ordre du Tsar Nicolas II en Crimée pour fournir la Cour. Issu du cépage  Sapéravi (à jus noir), c'est un vin inspiré du Black Wine cadurcien (Kagor est une déformation de Cahors). Le raisin est chauffé longuement puis subit une macération avant de démarrer sa fermentation (il est probable qu'il soit légèrement muté). Puis est élevé 3 ans en barrique. La robe est d'un noir opaque. Le nez dégage des effluves de cassis, de truffe et de chocolat noirs, d'épices. La bouche est d'une grande densité, avec une "mâche veloutée", certes agréable, mais pas franchement sensuelle. Ceci dit, il cache très bien ses 180 g de sucres résiduels que l'on sent à peine. Les tannins et l'acidité (discrète) font bien leur travail. A essayer sur un dessert au chocolat et fruits noirs.

L'ami JJ s'est arrêté là. J'ai conclu pour ma part ma soirée sur une Bénédictine Single Cask rafraîchie par une bonne dose de glace pilée. Eh bien j'y prend goût, à ce breuvage local !

Bon, l'air de rien, il est 1h15 du matin, il fô peut-être aller se coucher...

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Outch...tout ça à monter ???

(To be continued)

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31 août 2010

Quatre jours riches en émotion, et en plein d'autres choses !... (part 1)

Je suis encore un peu sous le choc des 4 derniers jours passés, car les journées ont été très longues, les nuits très courtes et les vins bien bons. Sans parler des 1400 kilomètres particulièrement usants, surtout lorsque vous avez une voiture en bout de course, à la mécanique capricieuse.

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Source

La première journée d'ascension vers le Nooooorrrrd (à faire prononcer par Galabrufut particulièrement difficile, même s'il y eut quelques percées lumineuses. Lorsque j'ai vu que mon GPS me faisait passer par Limoges, j'ai compris que Vierzon allait être sur mon parcours. J'ai donc appelé mes parents pour savoir s'ils étaient chez eux. Et 1h30 plus tard, leur fils prodigue était dans leur salle à manger ;o) Vu que je n'avais pas prévu cette halte - je pensais passer par Poitiers et Tours - j'avais amené mon casse-croûte. Ca tombait plutôt bien : ma mère angoisse toujours un peu de me préparer à manger. Il faut dire qu'elle croit que je ne mange que ce que je publie sur le blog, alors que c'est souvent beaucoup plus rustique, simple, décadent ou régressif.

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Jusqu'à Vierzon, ma voiture s'est comportée pas trop mal, même si la température du liquide de refroidissement commençait à devenir un peu trop élevée à mon goût. J'avais pourtant pris mes précautions. La veille-même, j'avais fait purger et nettoyer le circuit de refroidissement, ce qui m'avait coûté une somme coquette. Peu après Orléans, l'aiguille commence à atteindre la zone dangereuse, quelle que soit la vitesse adoptée. Il faut que je m'arrête sous peine d'une surchauffe fatale du moteur. Etant sur la bande d'arrêt d'urgence, je teste avec une certaine émotion mon gilet jaune fluo, jamais utilisé jusqu'à ce jour.

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C'est le ventilo qui fait des siennes. Il reste totalement immobile alors que le liquide bouillonne, J'appelle mon garagiste. Il m'explique que ça vient probablement du connecteur reliant la sonde au ventilo. A peine j'y touche. Le ventilo redémarre. Mais dès que je n'y touche plus, il s'arrête. J'essaie de trouver une position qui permet de garder le contact (le mieux est de le coincer contre la durite). Mais je verrais tout le long des 300 kms qu'il me reste à parcourir que c'est très provisoire :o(

Le pire reste à venir. J'ai la mauvaise idée d'éviter le péage en arrivant sur Rouen (économie, économie...). Du coup, je me retrouve à traverser la ville à l'heure des sorties de bureau !!! Mon ventilo bien sûr ne fonctionne plus. Il pleut des trombes d'eau. Je sors à plusieurs reprises sous une pluie battante pour essayer de réactiver le connecteur, me demandant si je vais aller jusqu'au bout de mon périple. Mes "vacances" commencent bien...

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Finalement, tant bien que mal, j'arrive à Fécamp, car la vitesse de la voiture et la pluie relativement fraîche évitent la surchauffe. Mais je dois traverser la ville, avec moultes feux, une circulation chargée... Je suis contraint de faire un arrêt de 5 mn à 1500 m de ma destination ! Puis je repars et enfin arrive sur le parking de Ludivigne. Ouf !

(to be continued)

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30 août 2010

A l'attention des bordelais et des médocains...

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Je serai présent samedi prochain (toute la journée) avec mon ami Pierre Le Hong à l'Espace Vins du centre Leclerc de Lesparre pour y présenter notre livre et le dédicacer à ceux qui le souhaitent (ainsi débute la dure vie d'écrivain...).

Profitez-en pour "réviser" vos gammes en remontant la D2 ;o)

Pour ceux qui trouvent que c'est le bout du monde, il y en aura certainement une sur Bordeaux dans les semaines qui viennent...

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Quelques jours de réflexion (5) : l'affaire Woerth racontée " à la Facebook"

facebook2Deux journalistes de Slate, Cécile Dehesdin et Grégoire Fleurot, ont eu l'excellente idée de raconter depuis le départ les nombreux rebondissements de l'affaire Woerth en utilisant le principe du "fil d'activité" de Facebook. Chaque protagoniste a évidemment un compte sur le site et réagit à chaque nouvel évènement. Je trouve cela vraiment bien foutu, et ludique. 

Ca se passe ICI.

 

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A noter qu'il existe aussi sur la toile une version Jésus

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29 août 2010

Quelques jours de réflexion (4) : le chant du cygne s'applique-t-il aux chanteurs country ?

J'étais dimanche dernier à l'anniversaire d'un ami, et nous écoutions la Web-Radio de FIP en fond musical. A un moment, j'ai entendu une voix semblant provenir d'outre-tombe simplement accompagné d'une simple guitare. Ca vous prenait à la gorge comme par permis. 

Un copain m'a dit que c'était Johnny Cash. J'ai été épaté car j'en avais une autre idée, de Johnny Cash. Plus country, quoi. Là c'était épuré "à mort". Le mot est choisi soigneusement, car c'est le dernier album qu'il a enregistré en 2002, avant de décéder en 2003 (des albums posthumes suivront).

L'album "the man comes around" est constitué de nombreuses reprises dont Personal Jesus de Depeche Mode, Hurt de Nine Inch nails, Bridge over troubled water de Simon and Garfunkel. Et In my life, des Beatles. C'est ce que je vous propose d'écouter maintenant (cliquer sur le triangle blanc) :


Pour écouter l'album entier, cliquer ICI.

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28 août 2010

Quelques jours de réflexion (3) : faut-il s'inquiéter de la nano-food ?

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Elevé au grain bio durant mon enfance, j'ai  la plus grande réserve sur les aliments industriels et évite en général les produits transformés contenant un maximum d'additifs. J'étais tout de même totalement passé à côté de la nano-food qui se développe de plus en plus. 

J'avais entendu parler de nanotechnologie, mais je voyais plutôt des applications en médecine, en informatique, en électronique (voir ICI différentes utilisations). Mais je ne voyais pas trop à quoi ça pouvait servir au niveau alimentaire...

C'est en lisant le blog de l'euro-député Jean-Luc Mélenchon que je suis tombé sur ce texte

"Justement je voudrai vous dire un mot du parlement européen. La session de juillet a été dense et ennuyeuse. Avec des pics d’adrénaline cependant. Mercredi on votait sur les "nouveaux aliments". Oui, ca existe. Les nouveaux aliments ce sont les aliments en provenance de pays tiers, les ingrédients alimentaires contenant des nanomatériaux manufacturés et les denrées alimentaires produites à partir de descendants d’animaux clonés… Berk ! Ca ne donne pas envie ! Il y avait déjà eu un vote le sujet en Mars 2009. Le parlement avait alors majoritairement demandé que les aliments issus d'animaux clonés et de leurs descendants soient exclus du champ d'application et qu'un étiquetage précis soit mis en place concernant les nouveaux aliments. Un étiquetage distinctif pour aliment issus d'animaux nourris aux OGM avait notamment été réclamé. Aucun de ces amendements n’a été accepté par le Conseil européen. Nos gouvernements n’ont pas voulu en entendre parler. Merci monsieur Fillon ! Pourtant, il faut savoir qu’on est incapable à l’heure actuelle d’estimer les conséquences réelles du clonage. Plus de la moitié des animaux clonés sont en mauvaise santé et développent des malformations graves. Alors que dire de leurs descendants ? Quelles évolutions sur plusieurs générations ? Quelles conséquences pour le consommateur ? Personne ne sait le dire avec exactitude à ce jour. Ca n’empêche pourtant pas le Conseil d’être favorable à l'ouverture complète des aliments issus d’animaux clonés « en attendant une législation spécifique ». Vous avez bien lu. Tant qu’on a rien décidé on laisse faire ! Le principe de précaution a l’envers ! La Commission a donc pu facilement se donner un air plus raisonnable devant tant d’aveuglement. Mais ca ne casse pas trois pattes à un canard, même cloné ! En effet elle s’oppose à l'autorisation comme aliments de ce qui est issu de la première génération de descendants d'animaux clonés. Mais pas à ceux de la deuxième génération. Finaude la commission ! Comme on n’a pas plus de preuves de l’innocuité des aliments issus des nanotechnologies, non plus, le Parlement européen a donc fort heureusement réitéré son point de vue en deuxième lecture. Jusqu’à la prochaine offensive du Conseil et de la Commission ? bien sur. Mais on peut quand même se réjouir du résultat de nos votes."

Peu de détails donc, sur ces aliments, si ce n'est qu'ils sont déjà sur le marché et pas que dans les labos. 

J'ai donc fait de rapides recherches et suis tombé sur un certain nombre de documents instructifs.

-  l'UN de la très officielle AFSSA, pas spécialement rassurant (un peu long, par contre...)

- Un AUTRE plus généraliste et facile à lire

Si vous en voulez plus, faites comme moi : servez-vous de Google ;)

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La Bénédictine de Fécamp

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27 août 2010

Quelques jours de réflexion (2) : à quoi ressemble un empire qui s'écroule ?

Voici un lien terrifiant qui montre que nous ne traversons pas une crise ordinaire. De nombreux états américains sont en quasi-faillites et abandonnent progressivement leurs principales missions : éducation, urbanisme, transports...  C'est à lire ICI.

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Pendant ce temps-là, je compte les mouettes ;o)

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26 août 2010

Quelques jours de réflexion (1) : l'affaire Stanjames

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A peine revenu à Bergerac, je me suis consacré au lancement de mon livre (dont un aller-retour express à Bordeaux pour m'entretenir avec un reporter de Sud-Ouest). Et déjà, je repars demain sur la route pour trouver un travail. Direction la Normandie. A Fécamp pour être précis (oui, avec le caviste dont je parle dans le lien qui s'ouvre en cliquant sur Fécamp).

Autant dire que je n'ai pas trop l'esprit à trouver de nouvelles recettes. Je pense à m'alimenter, c'est déjà pas mal. Mais je me refuse à rompre ce lien qui nous unit quotidiennement. Aussi je vous proposerai les jours suivants des liens vers des sujets qui m'ont interpellé ces dernières semaines (ben oui, je ne fais pas rien que boire et manger, je m'instructionne et me pose plein de question sur l'univers qui m'entoure).

Aujourd'hui, je vous invite à lire ce texte de Maître Eolas traitant d'une affaire qui a fait moins de bruit que l'affaire Woerth, mais qui pose énormément de question sur le rapport de l'état et de la justice, et même de l'avenir d'internet en France. Bonne lecture !

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Mon hôtel de demain soir ;o)

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25 août 2010

CA Y EST, IL EST SORTI !!!

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Cela faisait trois ans que j'en parlais sur le blog. Cela fait bizarre d'annoncer qu'il sort* enfin aujourd'hui. On peut pas dire que ça se fasse vraiment en fanfare. Nous n'avons pas de budget pour inviter à Paris ou ailleurs tous les journalistes concernés en leur servant des crus prestigieux. 

Pour l'instant, juste quelques articles sur le net en attendant que  journaux et magazines s'y mettent à leur tour. Le problème, c'est que nous n'avons reçu les livres que la semaine dernière. Nous n'avons pu les expédier aux "prescripteurs" que ces derniers jours. Et pas mal de journalistes sont encore en vacances. Pour les articles élogieux, il va falloir patienter un peu... Mais on y croit ;o)

Ceci dit, nous ne comptons pas que sur eux pour que ce livre soit un succès. Nous comptons aussi sur VOUS, vos amis, et les amis de vos amis. Parlez-en à votre libraire s'il a oublié de le commander. Offrez-le à vos proches qui ne pourront que vous être reconnaissants (si si, j'vous jure).

Certaines personnes voulaient que je leur fasse parvenir un exemplaire dédicacé. Je suis passé à la poste hier : j'ai trouvé un emballage qui convient. Il faudra rajouter 9 € au prix initial du livre (39 €).

* sorti, ça veut dire qu'il est sorti des entrepôts de Sud-Ouest. Il sera dans les rayons au mieux en fin de semaine, sinon la semaine suivante.

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MERCI A VOUS DE REPANDRE LA BONNE NOUVELLE !

Ca fait peut-être un peu trop "Témoins de Jéhovah", mon histoire.. ;o)

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Crus classés du Médoc, le long de la route des châteaux

Eric Bernardin & Pierre Le Hong, 208 pages, Editions Sud Ouest

ISBN : 978-2-81770-059-5

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24 août 2010

Madeleines bossues au kumbawa

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L'important dans la recette, ce n'est pas le kumbawa, en option dans la recette, mais la bosse. Un peu comme Stéphanie, lorsque je faisais des madeleines, elles étaient relativement plates. Le secret, c'est un changement brutal de température durant la cuisson ... et ça marche !

Il vous faut :

3 oeufs entiers

140 g de sucre

150 g de farine 

1/2 sachet de poudre à lever

140 g de beurre (1/2 sel)

zeste rapé d'un demi-kumbawa (ou citron)

Fouetter longuement les oeufs entiers et le sucre jusqu'a ce que fasse un mélange blanc bien mousseux. Pour cela, mon nouveau robot est top car on peut faire autre chose pendant qu'il bosse...

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Avant

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Après

Comme de faire chauffer le beurre jusqu'à ce qu'il devienne noisette.  Attendre ensuite de le laisser tiédir. Vous pouvez ensuite le rajouter au mélange précédent en remettant le robot en marche, puis vous rajoutez la farine, la poudre à lever et le zeste de citron. Lorsque c'est bien mélangé, vous mettre le tout dans une poche à douille, et stocker le tout au frais deux heures minimum. Plus, c'est mieux.

Quelques heures plus tard, donc, vous préchauffez votre four à 230°, remplissez vos moules à madeleine préalablement beurrés puis vous enfournez. Au bout de 3 minutes, vous réglez le thermostat à 160° et laissez encore cuire 15 mn. Comme moi, vous vous dites que c'est trop long, qu'elles vont brûler avant le temps imparti. Et allez passez le quart d'heure à scruter les madeleines. Et en fait, non. C'est pile-poil le bon temps. Et vos madeleines sont cuites à la perfection. Ouf.

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C'est J-1 pour la sortie de notre livre. En attendant, vous pouvez lire CECI...

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23 août 2010

Risotto à la mangue & gambas en deux cuissons

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Après 10 jours assez perturbés où je n'avais pas du tout la tête à me mettre en cuisine, j'ai tenté de reprendre les choses en mains, sous peine d'arrêter ce blog*. J'avais des gambas au congélateur. Du pesto de coriandre (il m'en restait un joli bouquet après cette recette). J'ai trouvé une jolie mangue mûre à point. Et j'ai toujours du riz à risotto dans mon placard ;o)

Le bouillon de gambas

La première chose à faire est le bouillon car il va me servir ensuite pour le risotto. J'ai juste utilisé les carapaces de la dizaine de gambas décongelées. J'ai ajouté un oignon blanc émincé. Des graines de coriandre concassées. Le tout a été revenu dans une casserole avec un peu d'huile d'olive. J'ai rajouté environ 1 litre d'eau au bout de 7/8 mn. Et laissé mijoter 20 mn à couvert.

Les gambas

J'ai enlevé avec soin les boyaux en incisant les dos des gambas. Et j'ai fait deux groupes. La moitié allait être coupée en morceaux grossiers et rajoutée au risotto en fin de cuisson. Et l'autre trempée dans du pesto de coriandre, roulée dans de la chapelure et poêlée juste avant de servir le plat. Et ainsi fut fait.

Le risotto

Vu que le bouillon en contenait déjà, je n'ai pas remis d'oignon dans le risotto. J'ai donc mis mes 100g de riz directement dans ma casserole avec un trait généreux d'huile d'olive. Je l'ai laissé nacrer, puis j'ai ajouté une giclée de vin blanc. Après absorption, j'ai ajouté progressivement mon bouillon de gambas. Entre deux tours de cuillers, j'ai épluché ma mangue et coupée en dés. A bout d'une vingtaine de minutes, j'ai ajouté 20g de beurre 1/2 sel, mes dés de mangue et mes gambas crues. Et puis une cuillère à café de pesto de coriandre. Et je l'ai laissé reposer 2-3 minutes.

Il ne restait plus qu'à poêler mes gambas dans un peu de beurre, jusqu'à ce qu'elles soient cuites, mais pas trop quand même...

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* ceci dit, si je dois choisir à un moment donné entre un travail qui me prend beaucoup de temps et un rythme ralenti pour le blog, je prendrais sans hésiter la première solution.

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Le vin ? Un jurançon sec mûr (à l'Esguit de Larredya) ou moelleux (Lapeyre)

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21 août 2010

La Rose de Berne : une tomate épatante !

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L'avantage d'habiter dans une zone de production maraichère, c'est que ça vaut à peine le coup de produire ses légumes tellement ils sont bon marché. Ce matin, j'ai payé des belles tomates Coeur de boeuf 1 € le kg. Et j'ai pris quelques Rose de Berne à 1.70 €. 

Cette dernière, comme la Coeur de boeuf, a peu de graines. De la chair, rien que de la chair. Peut-être encore plus douce et plus parfumée. En voici une coupée en deux.

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J'en avais une autre de forme plus typique de cette variété (la tomate ci-dessus fait plus coeur de boeuf même si la couleur est différente) mais elle a été un peu écrasée dans mon sac, et donc plus vraiment photographiable ;o) Par contre, elle était délicieuse et a fini en "carpaccio". Ce dernier fait d'ailleurs beaucoup plus viande que celui que je vous ai présenté hier. C'est est presque troublant...

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Cette assiette n'a été fait qu'avec la fameuse tomate "écrabouillée". Productif, non ?

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Postée ce soir par erreur. Rien demain matin...

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Belle rencontre à Mont de Marsan autour d'un menu "Carpaccio"

 

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Mont de Marsan est situé sur le chemin du retour de Pau vers Bergerac. L'occasion de s'arrêter pour rencontrer EN VRAI une personne que je ne connaissais que virtuellement sur un forum d'amateur de vins (je ne donnerai pas ici son pseudo). Il travaille dans cet hotel-restaurant comme sommelier. Autant dire que nous avons beaucoup causé vin ;o)

J'avais prévu large en timing en arrivant à 10h15. Du coup, nous avons eu le temps de déguster quelques bouteilles tout en regardant mon livre fraîchement imprimé. 

jurqueNous avons démarré avec un Jurançon sec 100% Petit Manseng que je ne connaissais pas : le château de Jurque "cuvée Séduction" (en fait une "annexe" du château Jolys, conduite par Marion Latrille, la fille du propriétaire). Une robe or pâle laissant de belles larmes sur les parois du verre. Un nez fin et complexe sur des notes d'oranges confites, d'épices grillés, de vanille. Une bouche ample, avec une matière riche, soyeuse, équilibrée par une acidité qui monte crescendo jusqu'à la finale, jusqu'à devenir omniprésente. On apprécie ou pas. Perso, j'ai trouvé ça vraiment borderline. Rajoutons qu'avec un plat (ris de veau à l'orange ?) ça passerait sans doute beaucoup mieux.

laquetsPuis l'heure du casse-croûte approchant, nous sommes passé au rouge : un Cahors "Les laquets" 2006 de Cosse-Maisonneuve. Allais-je me réconcilier avec ce domaine dont les vins ne m'ont jamais emballé ? Rien qu'au nez, je sens que c'est encore une mauvaise pioche. Notes végétales, une pointe de volatile. Aïe... Ca se confirme en bouche : c'est certes fruité, mais ça manque de maturité, de complexité, de finesse. Les tannins sont assez grossiers, il y a toujours ces notes végétales, et l'acidité volatile est bien là.  Ce serait leur entrée de gamme, je comprendrais. Mais c'est un vin vendu 15-20 €. Y a comme un problème... 

Pour du beau Cahors, allez plutôt à Lacapelle-Cabanac.

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Le temps s'étant mis au beau, je me suis attablé à la terrasse. Si la carte des vins établie par Christophe m'a bien plu, les menus ne m'enthousiasment guère. C'est très "canard, foie gras, magret et cie". Et puis je tombe sur le "menu carpaccio" :

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Un carpaccio de saumon, un autre de boeuf et un troisième aux tomates, ça me va bien. D'autant que si j'ai encore faim, je peux m'en faire resservir à volonté. Avec la chaleur et les deux heures de voiture qui m'attendent, ça ira parfaitement.

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Voilà le carpaccio de saumon à l'aneth, huile verte et gingembre au citron vert. C'est là qu'on voit que les professionnels ont du matériel que nous n'avons pas : jamais je ne pourrai trancher du saumon aussi finement. Sinon, rien à redire : c'est bon, goûteux sans un ingrédient qui prédomine. 

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157Pour l'accompagner, Christophe me sert un verre de Côteaux varois "la Jouvencelle" 2009 du Château des Annibals (90% Rolle, 10% Ugni Blanc). La robe est très claire, limpide. Le nez est sur le zeste de citron fraichement râpé, l'herbe froissée, la pierre humide. La bouche est d'une fraîcheur cristalline, tonique, marquée par les agrumes et une verdeur tout ce qu'il y a de positive. La finale est nette et désaltérante. Un vin idéal pour les salades d'été et les poissons grillés.

La fiche technique du vin est disponible ICI.

 

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Les tranches du carpaccio de tomates étaient beaucoup plus épaisses. Ceci dit,vu qu'à l'origine c'était une histoire de couleur (un rouge profond qu'affectionnait le peintre Carpaccio), on peut rien dire : c'est rouge! Le plat était intéressant à double titre : il y avait trois variétés de tomates (ananas, noire de Crimée et Marmande) avec des saveurs très différentes – avec une préférence pour la noire de Crimée. Mais il y avait aussi un mariage inédit en ce qui me concerne entre la tomate et l'aneth. Je n'aurais pas osé. A tort, car ça bien ensemble (fô dire que la tomate est une fille facile...).

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Et voici le carpaccio de boeuf au basilic et au parmesan. Il est préparé dans l'esprit de la recette originelle, sans plein de zigouigouis inutiles. Et c'est très bien ainsi. On pourrait préférer un parmesan plus corsé, mais celui-ci évite de trop dominer le plat. C'est pas plus mal.

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Nouveau plat, nouveau vin : un Jurançon "A l'Esguit" 2008 de Camin Larredya (2/3 de Petit Manseng très mûr, du Petit Manseng et une touche de Courbu). La robe est beaucoup plus dorée que le vin précédent, plus épaisse. Le nez est marqué par des notes de thérébentine, d'abricot sec et de miel (puis plus tard, par l'écorce d'orange confite). La bouche est ample, grasse, intense, avec une acidité sous-jacente qui équilibre le vin (et il y en a besoin : le bougre fait 14° d'alcool). Le vin s'est profondément modifié à l'aération : de soyeux, sensuel, il est devenu beaucoup plus viril, avec une sensation tannique assez marquée rappelant les finale de Corton Charlemagne. Et une longue finale marquée par l'amertume de l'écorce d'orange. Le mariage avec le carpaccio a été remarquable, car les notes balsamiques du vin se sont bien mariées avec celles du basilic. Ce vin serait fabuleux avec du homard !

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Je ne vais pas vous faire tout un speech sur le café, quoique je peux signaler que pour un déca, il était bon. Je ne peux en tout cas que conseiller à tout amateur de vins de passer ici, ne serait-ce que pour rencontrer Christophe qui est un vrai passionné. Le choix n'est pas immense, mais il n'y a que du bon, à des prix très raisonnables. Il ne faut par contre pas s'attendre à une cuisine audacieuse : on est dans du très classique, mais ce n'est pas forcément désagréable de temps en temps ;o)

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Avis aux amateurs de Médoc...

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J'ai mis en ligne ce matin sur notre blog Une aventure médocaine des extraits d'un entretien avec Anthony Barton. Evidemment pas l'intégrale, car mon éditeur ne serait pas content. Mais suffisamment pour vous donner envie d'en lire plus lorsque le livre sera sorti (plus que 4 jours d'attente...). 

Niark, niark, niark. Je suis diabolique !

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20 août 2010

Le Madiran en fête ! Moi, parfois moins...

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Le week-end dernier, les vignerons de Madiran organisaient leur fête annuelle. Nous nous y sommes rendus le dimanche après-midi pour une dégustation plutôt exhaustive. Une seul absence de marque : celle d'Alain Brumont, propriétaire des châteaux Montus et Bouscassé. Somme toute coutumière d'après les habitués de la manifestation.

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Je n'avais pas amené mon carnet de notes. Je dois donc me contenter de ce que ma mémoire à bien voulu retenir. En Pacherenc de Vic Bilh sec, je n'ai rien bu de vraiment marquant. Même la Cuvée Ericka de Lafitte-Teston ne m'a pas plus emballé que ça (alors que normalement, je l'aime bien).

En moelleux, j'ai vraiment été surpris de l'hétérogéité gustative et qualitative. Je pensais les Brumaires ou autres Vendémiaires représentatifs de l'appellation Pacherenc. Que nenni : le savoir-faire de Brumont est loin d'être généralisé, et il y a pas mal de cuvées où le plaisir est absent : peu expressives, prématurément oxydées, mal équilibrées... Et puis il y a tout de même de belles choses, comme le château de Mascaraas 2005 produit par la Cave de Crouseilles (très intense, marqué par le coing, la pâte d'abricot et la résine) ou la cuvée Saint-Albert 2007 de la cave de Plaimont (comme quoi, les caves coop peuvent faire bon). Chez les vignerons indépendants, le château d'Aydie, tout en finesse, Rêve d'Automne de Lafitte-Teston, plus concentré ou la cuvée Céleste du domaine du Crampilh qui avait tout pour elle : finesse, onctuosité, complexité.

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En Madiran, mon GROS coup de coeur, c'est le domaine Berthoumieu (dont vous voyez ci-dessus le propriétaire, Didier Barré). Tous ses 2007 ont un fruit intense, une élégance rarement rencontrés dans la région. Le Haute tradition est d'une grande buvabilité, avec des tannins souples et un fruit éclatant. La cuvée Charles de Batz est plus dense et plus structurée, mais très expressive : elle peut déjà procurer beaucoup de plaisir mais ne fera que s'améliorer dans les 10-15 ans qui viennent. J'ai découvert la cuvée Argélis issue de vieilles vignes et élevée en fûts neufs, qui est d'une concentration impressionnante, très complexe au nez (aux notes atypiques pour un madiran) mais demandera à vieillir pour se libérer de sa gangue de bois. Ca devrait donner un très beau vin pour peu qu'on aime les grands barraqués ténébreux.

A signaler aussi la Cuvée Prestige 2007 du Château Viella, intense et expressive ; le château d'Aydie, demandant à vieillir un peu, mais très prometteur ; et le vin d'un petit domaine en BIO de 2.5 ha dont je n'avais jamais entendu parler : Barbazan (voir cet article). Son vin d'entrée de gamme à 8 € sent le cassis comme rarement je l'ai senti, à la fois la feuille et le fruit. Et en bouche, c'est fin, pur, assez léger ne ressemblant pas du tout à un Madiran. J'ai moins accroché sur sa cuvée Vieilles Vignes, plus massive et beaucoup moins pure aromatiquement.

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Le top de la déception fut le mal nommé cru du Paradis : tous les vins rouges avaient de gros défauts : au choix, brettanomyces, oxydations, acidité volatile. De quoi dégoûter n'importe qui du Madiran !!!!

Il y avait en tout cas beaucoup de monde présent à cette manifestation. Ca fait bien plaisir de voir cela dans un pays où la consommation de vins baissent en permanence. D'autant qu'il y avait beaucoup de jeunes : la relève est assurée !

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19 août 2010

Attention, ça éclabousse !!!

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Toujours à Pau, je suis allé le lendemain en famille voir le stade d'eaux vives, une construction assez unique en son genre qui permet aux pratiquants de canoë ou de kayak de s'entraîner à descendre des rapides ... Et de remonter aussi sec grâce à un ascenseur ;o)

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Là c'est le bassin initial, idéal pour barbotter...

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C'est après que ça se gâte...

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Pas trop mouillé, le clavier ???

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D'autres se lancent...

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Avec plus ou moins de succès (un disparu...)

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Youhouuuhhh !

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YESSSS !!!! J'ai réussi !

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OUPSSSSS !!!

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Allez, une p'tite pause !

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C'est reparti !

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Tout le monde remonte pour un nouveau tour !

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Etc, Etc...

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18 août 2010

Quand le château de Pau ... change de peau(x) !

A peine revenu d'Arles, je suis reparti le surlendemain dans les Hautes Pyrénées pour un autre entretien. J'en ai profité pour rendre visite à un oncle habitant à Pau que je n'avais pas vu depuis longtemps. Dans la journée, nous avons visité la ville ... et la nuit tombée, nous y sommes retournés pour voir le château revêtus de splendides atours lumineux. Voici donc le château avant et après...

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Ce dont on ne se rend pas compte ici, c'est que ces tableaux étaient en mouvement permanent, avec des personnages qui se déplaçaient dans celui-ci. Nous n'avons pu rentrer dans la cour du château car il y a avait une queue monumentale. Voici donc quelques photos prises par mon oncle quinze jours plus tôt :

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Plus de détails sur ce magnifique travail ICI

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"La lune avec les dents", spectacle de lumière gratuit tous les samedis soirs de 22h30 à 00h30

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17 août 2010

Mon festival de photos d'Arles

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Je n'ai profité de Arles que mercredi soir. Jeudi matin, juste après mon entretien d'embauche – qui a duré 4 heures et demi ! – je suis retourné directement à Bergerac car j'y avais un rendez-vous le vendredi matin. De ce que j'ai pu en voir, Arles est une bien belle ville, très vivante, et ça ne me déplairait pas du tout d'y habiter. 

Pour l'album, cliquer ICI

Pour le diaporama, cliquer ICI

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16 août 2010

Balade à Carcassonne

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Ceux qui suivent le blog régulièrement savent que j'étais de nouveau parti en vadrouille cette semaine. Toulouse d'abord, puis Arles. Une bonne heure après être parti de la ville rose, j'arrivais à Carcassonne, pile poil au moment de manger (j'avais amené mon panier repas). Je m'y suis donc arrêté une heure pour prendre quelques photos, puis suis reparti direction Arles. Voici donc mes photos carcassonnaises.

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Pour le diaporama, cliquer

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