A boire et à manger

Quand deux passions se rejoignent pour n'en faire qu'une: la gastronomie

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11 octobre 2016

Jamais en carafe : le livre que je n'ai plus besoin d'écrire

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Sauf si vous vivez sur la planète Mars, vous avez dû entendre parler du premier livre de Sandrine Goeyvaerts, Jamais en carafe. Sandrine, c'est la tenancière du blog la Pinardothèque qui a dépoussiéré l'image du vin – souvent compassée – avec un style qui n'appartient qu'à elle. Ce ton rafraîchissant et décomplexé a rapidement séduit les médias traditionnels comme Elle ou Le Monde. Après moultes articles et chroniques, l'étape suivante allait de soi : le livre !

Si vous vous attendiez à plein de détails sur sa vie trépidante, c'est rapé. Sa biographie se résume à une page, histoire d'expliquer pourquoi elle a pris la plume. Après, on passe directement au concret : ce qu'est la vigne, le travail qu'elle exige chaque année, les vinifications et l'élevage avec un évident souci pédagogique, avec toujours un esprit de déconne, histoire de rester dans le ton qui a fait son succès. 

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Le lecteur apprendra à différencier les termes oxydés et oxydatifs (chose que beaucoup d'amateurs confondent allègrement), ce qu'est un vin orange (ignoré par encore pas mal de monde) ou un vin muté (malproprement appelé "vin cuit"...), mais aussi les différentes façon de produire un liquoreux ou un Champagne. 

Il saura ensuite la différence entre bio, nature et biodynamie, de l'utilité des sulfites ou des colles. 

Sandrine essaie ensuite de rassurer : déguster n'a rien de (très) compliqué. Il y a juste quelques trucs à connaître. Après, c'est comme tout, il faut s'entraîner. 

Suit une partie bien fournie sur les critères pour choisir un vin. Première chose : ne rien acheter en dessous de 4 €.  C'est vrai qu'une fois qu'on enlève la marge du revendeur, le transport, le prix de la bouteille et du l'étiquette et du bouchon, il ne reste  plus grand chose pour produire un vin correct. Elle met ensuite à mal les clichés comme quoi un vin serait forcément mauvais s'il est produit par une coop et forcément bon par un petit producteur. Idem pour les AOP/vins de table. Dans les deux catégories, il y a du bon et du nettement moins bon... Elle explique comment reconnaître un bon d'un mauvais caviste, aide à décrypter une étiquette, décrit les différents type de bouchons avec les avantages et les inconvénients. 

Une fois que l'on a constitué sa cave, reste à savoir comme le conserver, le servir, seul ou avec des plats. Là encore, tout est très détaillé, avec toujours de l'humour et de la décontraction. 

Je ne peux que partager sa conclusion. Soyez Curieux :

- en allant à la rencontre des vignerons et des amateurs 

- en acceptant de déguster des vins inattendus, même s'ils semblent éloignés de vos goûts habituels. Il y a une chance que vous finissiez par les adorer !

Bref, une fois que vous aurez lu ce livre, vous en saurez plus qu'une bonne partie des amateurs, sans avoir les gros clichés qui leur encombrent la caboche. Ils ne reste alors plus qu'à partir vers l'aventure, mais là, c'est à vous de jouer !



Commentaires sur Jamais en carafe : le livre que je n'ai plus besoin d'écrire

    Je l'ai vu en librairie pas plus tard que hier mais je n'ai pas fait le rapprochement avec tà copine Sandrine ! Jecm'en vais l'acheter de ce pas !

    Posté par Francoise, 11 octobre 2016 à 15:49 | | Répondre
  • Mon Dieu, je viens de réaliser que j'habitais sur Mars ! 🤓

    Posté par ducla, 12 octobre 2016 à 08:26 | | Répondre
    • Posté par Eric B, 12 octobre 2016 à 08:29 | | Répondre
  • Et moi qui croyais être SEUL SUR MARS , c'est bizarre qu'on se soit pas rencontré ducla !
    J'ai une autre raison d'y être, c'est que j'ai découvert les vins oranges, il y a quelques jours. Cela me remplit d'optimisme, j'ai encore plein de choses à découvrir.

    Posté par etiam31, 12 octobre 2016 à 12:53 | | Répondre
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