A boire et à manger

Quand deux passions se rejoignent pour n'en faire qu'une: la gastronomie

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23 avril 2015

Une semaine dans le Bordelais, le retour (jour 2)

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Même  si cela peut sembler surprenant, je vais découvrir aujourd'hui deux domaines. Je suis bien sûr passé de nombreuses fois  devant.  J'ai dégusté plusieurs fois leurs vins. Mais je les ai jamais visités. Par contre les deux autres, je les connais très bien pour y être allé une dizaine de fois dans les dix dernières années. Branaire fait partie de la première catégorie. C'est de la totale découverte, même si je connais une partie de son histoire, liée à son voisin Beychevelle.

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En effet, Beychevelle occupait jusqu'à la fin du XVIIème siècle le sud de l'actuelle appellation Saint-Julien. Suite à une vie de débauches et de rapines, le dernier duc d'Epernon finira par être excommunié et destitué de ses droits. Son cousin et héritier, incapable de faire face aux dettes, a vendu une bonne partie des terres entourant le château. Ainsi sont nés Branaire, Ducru-Beaucaillou, Saint-Pierre et Gruaud-Larose. Le domaine est acheté en 1680 par Jean-Baptiste Braneyre. Sa fille épousera Pierre du Luc dont le nom sera accolé à celui de la propriété. Le château, même s'il fait XVIIIème, n'a été construit qu'en 1824.

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Une trentaine d'années plus tard, Gustave Ducru, propriétaire de Ducru-Beaucaillou co-hérite du domaine, d'où le "Duluc-Ducru". Le domaine passera encore entre plusieurs mains jusqu'à ce qu'il soit racheté en 1988 par la sucrerie de Toury, dirigée par Patrick Maroteaux, le propriétaire actuel.

DSCF2126Une toute petite partie des 50 hectares de vigne

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L'orangerie, destinée avant tout aux réceptions

(tout comme l'ancien chai à barriques)

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Oui, parce qu'il y a un nouveau chai, et surtout un nouveau cuvier, constuit en 1991. A l'époque, il est relativement révolutionnaire puisqu'il se revendique comme le premier chai gravitaire.

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Bon, déjà, premier, ça se discute, car à la fin du XIXème siècle les chais gravitaires étaient la norme dans le Médoc. C'est donc plus une re-découverte qu'une véritable innovation.

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Mais en plus, le terme gravitaire est abusif puisque la réception vendange n'est pas mobile. Il faut donc une pompe à marc et un tuyau pour convoyer les grains du fouloir jusqu'à la cuve. Certes sans faire un parcours chaotique comme à Gruaud-Larose, mais tout de même, le raisin n'en sort pas indemne.

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Le labo / salle de contrôle, idéalement placé

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A Branaire, l'idée est de garder le plus de fruit possible. On n'utilise que 60 % de fûts neuf pour le grand vin. Les soutirages se font encore traditionnellement à l'esquive tous les trois mois.

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B initial...

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Didier, songeur...

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"Rien ne vaut un verre de vin à dix heures du matin"

dicton populaire

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Duluc 2006 : nez frais, sympa, sur les fruits rouges et noirs. Bouche chaotique, destructurée, manquant de tension et d'harmonie (mauvaise phase ?). Bof.

Branaire 2008 : nez assez discret avec un bois toasté un peu trop présent. Bouche assez ample, à la matière douce, fine, mais manquant de profondeur et d'expressivité. Terne, quoi. Finale marquée par la verdeur et l'amertume. Re-bof.

Branaire 2014 (échantillon) : nez sur le fruit gourmand et des notes fermentaires. Bouche ronde, pulpeuse, mais arrive assez rapidement une verdeur peu agréable. Re-re-bof.

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Je n'ai rien osé dire de ce que je pensais à Jean-Dominique Videau, le directeur technique. Il avait l'air tellement content des vins de son domaine. Et puis, c'est sûrement moi qui étais dans une mauvaise phase...

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Allez, cap au nord pour l'un des deux Seconds crus classés de Saint-Estèphe : Montrose. La première fois que j'y suis allé, c'était en juillet 2004, et j 'avais eu la chance de boire le fameux Montrose 2003. Franchement sublime.  J'y suis retourné souvent entre 2007 et 2010 car un chapitre de notre livre sur le Médoc lui était consacré. C'était alors en plein travaux, initiés par les frères Bouygues, bâtisseurs devant l'éternel.

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Depuis un an, les bétonneuses et les grues ont (enfin !) disparu. Peur de dire que ça valait le coup d'attendre, car le résultat est impressionnant. Difficile d'imaginer que ce nous allons visiter n'existait pas il y a une paire d'années.

Sans parler de tout ce que l'on ne voit pas : 3 000 mètres ² de panneaux solaires sur les toits, des isolations impressionnantes, et un système de climatisation en utilisant les calories offertes par de l'eau puisée à 80 mètres de profondeur (et restituée après réchauffement/refroidissement). A l'origine, le domaine devait produire plus d'électricité qu'il n'en produisait. Le rachat de 20 hectares de vignes à Phélan-Ségur en 2010 a nécessité la construction d'un chai supplémentaire. Du coup, l'électricité produite ne couvre que 60 % des besoins (ce qui est déjà pas mal).

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Le terroir historique de  Montrose, par son sol, son exposition et sa proximité de l'estuaire, est proche de celui de Latour. D'autres parcelles plus à l'ouest rappellent plutôt Moulin Riche.

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Ce bâtiment qui semble dater du XVIIIème a été construit en 2008. C'est le bâtiment agricole où sont rangés les tracteurs.DSCF2163

Le  cuvier date de 2000, même si depuis une partie des cuves a été remplacée : plus faible contenance, aussi larges que hautes pour une plus grande surface de contact entre le moût et le marc. Sans parler de la marotte de Jean-Bernard Delmas, le directeur, ramenée de Haut-Brion dont il fut longtemps le responsable. Une pompe fixée à chaque cuve permettant de faire de courts remontages (10-15 par jour de 10 mn chacun), histoire de maintenir le chapeau de marc toujours bien humide.

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Le plus spectaculaire est probablement le chai de 1000 m² accueillant 800 barriques. Là, il y en a nettement moins, car il doit accueillir dans deux mois la Fête de la fleur DSCF2165

Cela  ressemble à du bois, mais ça n'en est pas. Trop de risques de contamination. Mélissa Bouygues a donc demandé à une artiste de peindre à la main ce "faux-plafond". Mais pas comme Michel-Ange, allongée durant des mois. Ils ont été peints en atelier puis montés sur place.

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Les sols de la coursive sont recouverts de mosaïques de galets. Une technique qui remonte à l'antiquité, encore courante en Italie, et réalisée à Montrose par des artisans  espagnols.

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Plus proche d'un palais que d'un chai...

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Tout en étant plus sobre que Pavie ou l'Angélus.

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L'ancien cuvier qui a servi jusqu'en 1999.

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Beau...delaire !

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"Rien ne vaut un verre de vin à onze heures du matin"

dicton populaire

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Tronquoy-Lalande, voisin de Montrose, a été acheté également par les Bouygues. Les bâtiments techniques ont été aussi rénovés, et la même équipe dirige le domaine.

Tronquoy-Lalande 2011 : nez gourmand sur la cerise noire et le cacao, avec quelques notes grillées. Bouche ronde de bonne ampleur, avec une matière charnue, veloutée, au fruit expressif et gourmand. Finale à la mâche délicieusement rustique.  Y a bon !

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Dame de Montrose 2011 : nez proche du précédent, en plus chocolaté/grillé. Bouche longiligne avec une matière fine et soyeuse, limite suave, très bien équilibrée. Finale sur des notes de tabac et d'épices. Joli !

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Montrose 2011 :  nez plus discret, entre graphite, cassis et fumée. Bouche plus tendue, plus dense, aussi, avec une matière mûre et concentrée et des tannins bien polis. Finale puissante très Saint-Estèphe. Prometteur, mais à attendre au moins dix ans.

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Sans commentaire...

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Petite pause de midi au Saint-Julien... à Saint-Julien où j'ai fait des repas mémorables avec Jacques Depoizier de Las Cazes (soupirs...). Le chef Claude Broussard prend notre tablée en main avec sa bonhommie habituelle. Comme notre temps est compté, nous sommes six à prendre des côtes d'agneau et trois qui tentent l'alose.

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Un "capuccino" aux étrilles (délicieux !)

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Les  côtes d'agneau en portion généreuse (excellentes)

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Un gratin de crème fraîche aux pommes de terre.

(oui, il y a plus de crème que de patates)

Rien qu'en le regardant, tu prends deux kilos...

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Salade de fraises au poivre de Séchuan (tuerie !)

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Afin de ne pas perdre le rythme, nous avons bu quelques verres...

Le Carbonnieux 2010 était super réduit à l'ouverture, façon le Tréport à marée basse. Après une bonne aération, ça allait mieux. Plutôt sur le citron confit, avec un boisé assez discret. Une matière dense et fraîche, pas hyper expressive. Bref, en pleine phase de fermeture.

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Fiefs de Lagrange 2010 : nez sur un fruit noir bien expressif que l'on retrouve en bouche tonique au tannins soyeux. Vraiment très agréable, même si ça finit plutôt court.

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Mouton-Rothschild est pour moi une vraie découverte, car le domaine n'avait pas souhaité faire partie de notre livre sur le Médoc. Il ne fallait pas déflorer le mythe, paraît-il. La visite du jour va confirmer cette attitude, un peu à l'opposé des autres crus classés.

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Notre guide est complétement  imprégnée de l'esprit maison. Elle ne dit jamais "Philipine de Rothschild" mais "Madame". A vous de comprendre que l'on parle d'elle. Nous démarrons la visite par le cuvier inauguré l'année dernière. Nous avons affaire ici à un vrai chai gravitaire, car les baies de raisin sélectionnées par tri optique tombent dans un cuvon qui est convoyée par un rail jusqu'au dessus de la cuve de destination. Il n'y a plus qu'à ouvrir la trappe, et le tout descend par gravité [si on veut chipoter, l'idéal est de ne pas passer par un cuvon, mais directement du tri à la cuve .... comme à Pontet-Canet, par exemple ]

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Le changement de cuvier était avant tout l'occasion d'acquérir de nouvelles cuves de volume inférieur, comme cela se fait de plus en plus en région bordelaise. Leur nombre a doublé pour arriver à un total de 64 cuves.

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Ces nouvelles cuves tronconiques intégrent deux douelles transparentes en plexiglas afin de voir ce qu'il se passe à l'intérieur : niveau du vin dans la cuve, épaisseur du chapeau de marc...

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La trappe pour vider ce dernier après l'écoulage du vin de goutte se situe en dessous de la cuve au lieu d'être en façade. Il n'y a qu'a placer le panier du pressoir vertical juste en dessous, et ça devient un jeu d'enfant (je sens que ça va faire rêver pas mal de vignerons). A noter aussi le tuyau fixe au design arrondi à gauche de chaque cuve (comment fait-on pour le nettoyer durant les fermenations ? That's the question...)

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Les chais de deuxième année commencent à se vider car la mise en bouteille du millésime 2013 se rapproche.

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Ce caveau est rempli de bouteilles qui ne seront jamais bues. Le même nombre est posé chaque année depuis des générations, afin qu'elles servent de témoignage pour l'histoire des lieux.

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L'entrée du plus célèbre chai du monde (ou presque)

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Aujourd'hui, ce chai dessiné par Charles Siclis a un peu perdu de son spectaculaire. Mais il faut imaginer qu'il a pu surprendre en 1924.  Il répondait à une nécessité : comme Philippe de Rothschild avait décidé de mettre le vin en bouteilles à la propriété, il devait avoir la place de stocker les barriques de deux millésimes (alors qu'auparavant les négociants récupéraient celles-ci au bout d'un an pour finir l'élevage et mettre en bouteilles). 

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La devise de Mouton

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Ces têtes de moutons empaillés et "embijoutés" sont exposées dans des vitrines du chai.

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J'avoue un certain malaise à leur vue...

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Il faut voir ça comme un témoignage et non une caution...

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Allez une dernière photo du chai...

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Le baron Henri, père de Philippe

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Philippe de Rothschild

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Son épouse

"Profitez de ces derniers instants pour prendre des photos, nous a dit alors notre guide, car à partir de maintenant, c'est interdit". Nous allons visiter le musée du Vin dans l'art, où sont exposées des oeuvres d'art et d'artisanat remontant jusqu'à la Mésopotamie. Des gobelets, des coupes, des flacons, des sculptures, des tableaux... en or, argent, vermeil ou ivoire. Il y a vraiment des merveilles extraordinaires où l'on ne peut qu'admirer la patience des artisans d'autrefois qui devaient passer des mois, voire des années sur une seule oeuvre. Il y a aussi des objets au goût douteux qui permettent de se rendre compte que le kitsch n'est pas une invention des années 70...  Pour voir quelques objets exposés, je vous invite à vous rendre sur le site de Mouton.

Depuis l'année dernière, il y a une belle exposition qui illustre l'histoire des étiquettes de Mouton-Rothschild de 1945 à nos jours, avec l'oeuvre originale de l'artiste, des propositions de ce dernier qui ont pu être refusées, et souvent des anecdotes intéressantes. Vraiment passionnant ... mais là encore, "photographies interdites"...

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En attendant de déguster, nous avons le temps de flaner en boutique...

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"Boire du vin à 16 heures, c'est que du bonheur"

dicton populaire

Nous pensions à l'origine déguster les 2014 du domaine. Il nous fut servi finalement les 2013 qui vont être embouteillés. Je crois que nous avons perdu au change. Et le domaine un peu de son prestige, car comment dire, c'est pas la gloire, 2013...

D'Armaillacq 2013 : nez sur le noyau, les fruits noirs et la barrique toastée. Bouche acide, manquant cruellement de chair. Finale verte, agressive. Au secours !

Clerc Milon 2013 : Nez plus marqué par l'élevage, avec aussi des notes de prune et de tabac. Bouche élancée, avec une matière douce, presque tendre, plutôt élégante. Finale savoureuse, fraîche. Un vin agréable mais manquant de fond. La deuxième gorgée paraît nettement plus acide et ne donne pas envie de persister.

Mouton-Rothschild 2013 : nez plus foisonnant, plus intense que les précédents, avec des notes de cerise et plus encore de moka. Ce dernier n'est pas sans le rappeler le Latour bu la veille (le terroir de Pauillac, certainement...). Bouche étonnamment (?) vive avec une fine acidité qui tonifie et étire le vin. Dieu merci, elle est enrobée d'une matière soyeuse à faire pâlir Hermès d'envie. La finale est un peu plus ferme, mais s'avère bien mûre. On sent un véritable savoir-faire dans ce millésime pas facile... Ceci dit, à 250 € HT, je passe mon tour, même si les critiques ne tarissent pas d'éloges pour ce vin (en lisant le commentaire de Bettane et Desseauve, je m'aperçois qu'on est plutôt d'accord : "Le millésime 2013 est d'une magnifique couleur rouge intense aux reflets pourpres. Le nez est très complexe, marqué par des arômes de cerises noires, framboises, mûres, et s'ouvre à l'aération vers des notes épicées et subtilement torréfiées. En bouche, l'attaque est franche, d'une belle fraîcheur et richesse, qui se prolonge sur des nuances de vanille et de chocolat, le tout soutenu par des tannins d'une finesse extrême. Une belle structure ferme également qui révèle une longue finale d'une profonde intensité aromatique." )

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Nous ne remercierons jamais Ludovic d'avoir complété cette dégustation avec un Mouton 2007.

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Mouton Rothschild 2007 : nez absolument superbe dans le plus pur style médocain, avec du havane à profusion, du moka, du cacao, du graphite et des fruits noirs confits. Bouche racée, tendue par un fil invisible, avec une matière soyeuse de la même étoffe que le 2013. Il y a un peu plus de fond, et une acidité moins marquée même si on est dans un registre léger. Seule la finale un poil asséchante marquée par le cigare atténue légèrement le plaisir qui reste grand malgré tout.

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Nous finissons la journée à Lynch-Bages, fief de la famille Cazes.

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Le chai était top moderne il y a 35 ans. Aujourd'hui, il est clairement daté et ne fait pas vraiment rêver. Un nouveau est prévu pour le remplacer, mais il se fait attendre. Si ça peut vous rassurer, les cuves ci-dessus sont destinées au vin blanc du domaine. En rouge, ce serait la cata...

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Le chai des vieux millésimes (incontournable dans toute visite)

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Le vieux cuvier qui fait office de musée (en usage jusqu'au début des années 70)

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Ca, c'est du vrai gravitaire !

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Le pressoir vertical hydraulique

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L'outil à casser le chapeau de marc...

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Le chai de deuxième année

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"Boire du vin à 18 heures rend l'homme meilleur"

dicton populaire

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Ormes de Pez 2014 : nez léger sur la cerise noire et la myrtille. Bouche charnue, fruitée, avenante.  Finale plus virile, histoire de rappeler qu'on est à Saint-Estèphe.

Echo de Lynch Bages 2014 : joli nez bien mûr. Bouche ronde, pulpeuse, au fruit très expressif. Finale gourmande sans dureté. Beaucoup de plaisir !

Lynch Bages 2014: nez plus profond sur cassis, le menthol, le graphite. Bouche plus dense et plus tendue, avec une matière au velours épais. Finale puissante mais bien mûre. Très prometteur.

Lynch Bages blanc 2014 : nez très expressif sur le bourgeon de cassis, la fleur d'acacia et le zeste de pomelo. Bouche de belle ampleur avec une fraîcheur tonifiante. Finale nette et friande. Très sympa.

Ormes de Pez 2007 : nez bien évolué sur le cèdre et le sous-bois. Bouche ronde, à la matière fraîche et veloutée, sur un registre assez léger. Finale sur le poivre et le menthol, pas très longue. Il est temps de le boire.

Lynch Bages 2007 : nez fin et concentré sur le cassis et le tabac. La bouche est tendue, avec une matière mûre, plutôt dense, au toucher soyeux. La finale est intense, énergique, prolongeant le plaisir. Très bon.

C'est sur ce joli vin que la journée officielle se termine. Les Belges et moi nous séparons pour quelques heures. Je passe la soirée chez mon hôte où je ne me régale pas du tout d'un Dom Pérignon 2003 et prend beaucoup de plaisir avec les Restanques de Cabassolle 2011 de Roucas Toumba. Mes amis sont allés au Lion d'or à Arcins où ils se sont régalés avec un Chasse Spleen 2004 à point. 



Commentaires sur Une semaine dans le Bordelais, le retour (jour 2)

    Arrête ! j'ai la tête qui tourne ! Quel plaisir que de visiter de tels domaines...

    Posté par Mirelha, 24 avril 2015 à 22:27 | | Répondre
  • Souvenirs des châteaux visités,superbes photos comme d'hab.

    Posté par Durocher, 25 avril 2015 à 10:13 | | Répondre
  • Inexorablement, le temps passe et pourtant j'aimerais tant être 15 jours plus jeune.
    Seigneur, 15 jours, rien qu'une seule fois, même avec Marie... euh, l'autre!

    Posté par Henri, 25 avril 2015 à 17:31 | | Répondre
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