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Quand deux passions se rejoignent pour n'en faire qu'une: la gastronomie

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04 septembre 2010

Quatre jours riches en émotion, et en plein d'autres choses !... (3) : retour chez Vincent

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L'année dernière, j'avais fait une escale chez l'ami Vincent. Oui, celui dont j'ai parlé il y a quelques jours dans mon blog médocain et que nous avons remercié dans notre livre car il a eu la rude tâche de me relire et de me corriger. C'est avec plaisir que je l'ai retrouvé samedi dernier, avec une mine superbe, bronzée au soleil breton (si, si, c'est possible). Il avait eu la bonne idée d'inviter Pierre, l'ogre du Val de Reuil himself (photo ci-dessus) !

Nous avons été raisonnables : seulement trois vins au programme, mais tous intéressants.

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Avec des crevettes à l'ananas et aux épices, nous avons bu le Sec 2006 de Juchepie " Le Clos" (Anjou, 100% chenin). A la couleur d'un beau doré, on pourrait croire un liquoreux. Au nez, on hésite entre le "pétrole" alsacien et les schistes carbonifère de certains coins du Layon (cf Delesvaux). C'est en tout cas bien typé "hydrocarbure". En bouche, c'est d'une belle ampleur, avec une matière onctueuse, s'avérant totalement sèche (entendez sans un gramme de sucre). Pour équilibrer cela, une fine acidité qui souligne et étire le vin. Un joli vin, attachant. On n'ose imaginer ce que ça peut donner dans des années moins difficiles que 2006.

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Nous avons persévéré avec ce vin sur le plat suivant :

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Du filet de cabillaud à la normande, à savoir avec de crème en quantité généreuse et de l'andouille de Vire (autant vous dire que je n'ai pas maigri, ces derniers jours...). C'était bien bon, et la crème infusée à l'andouille, c'est quelque chose !...

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Avec le fromage, nous avons bu un Chinon "l'Huisserie" 2005 de Philippe Alliet. La robe est encore pourpre sombre. Le nez a fait beaucoup causer : pour un 2005, Vincent et moi trouvions qu'il dégageait des notes "poivrées" (j'ai pas dit "poivronnées") étonnantes pour ce millésime solaire. Ce n'était pas dérangeant en soi, mais la plupart des Loire 2005 que j'ai pu boire avaient des maturités beaucoup plus poussées, et sortaient totalement du cadre du Cabernet Franc type. Là, direct, en le humant, on savait que ça venait de Loire ;o)

Et sinon ? Un joli vin, à la matière dense, fruitée, aux tannins structurés mais déjà bien fondus, à l'acidité présente juste comme il faut. Une belle matière pour un vin issu de jeunes vignes qui devrait permettre qu'il tienne encore une dizaine d'années (à vérifier tous les 2-3 ans, tout de même).

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On a fini sur un extra-terrestre que j'ai amené : un Cour-Cheverny JM tendresse 2004 du domaine des Huards (100% cépage Romoratin en vendange tardive). Plus typé en France, c'est difficile. Le nez sent la thérébentine comme pas permis, avec en notes sous-jacentes de la gelée de coing. En bouche, c'est doux, onctueux, avec une acidité vivifiante, et un léger sucre perceptible en final. Et toujours cette résine un peu obsédante. Je vous le cache pas : la bouteille était loin d'être vide à la fin du repas. 

En dessert, il y avait des crèmes brûlées que j'ai totalement oublié de photographier. Pas très grave : vous savez à quoi ressemble une crème brûlée, non ?

Mes deux amis ayant un après-midi chargé, je les ai rapidement quittés et me suis dirigé vers ma prochaine étape : Vaucresson (92).



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